Le bruit court un peu partout: une correction des prix immobiliers est à prévoir à travers tout le territoire canadien.

La Banque RBC anticipe une correction de 20% au cours de la prochaine année, et BMO Marchés des capitaux prévoit un pourcentage possiblement plus élevé, loin du 12% présenté par Desjardins au printemps dernier.

Ces analyses incluent les villes de Toronto et Vancouver, où l’on anticipe des chutes de prix plus importantes.

Au Québec, selon les données publiées par la RBC, les prix pourraient connaître une nouvelle hausse de 7,5% en 2022, suivi par une baisse de 5,1% en 2023.

À noter également que 2023 étant encore loin, on pourrait aussi constater une stagnation des prix plutôt qu’une baisse, dans l’éventualité où les taux d’intérêt restaient tels quels ou augmenteraient de très peu seulement.

Peut-on réellement parler d’une baisse des prix?

Mettons les choses en perspective. 

Selon l’APCIQ (Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec), le prix médian des maisons unifamiliales s’élevait à 265 400 $ au deuxième trimestre de 2019 au Québec. En 2022, celui-ci atteint 448 600 $, soit une augmentation de 69%. 

Imaginons maintenant que la valeur de l’immobilier diminue de 20% d’ici 2023. Le prix médian des unifamiliales baisserait alors à 

359 000 $, soit une chute de près de 90 000 $. Même après cette correction fictive, l’immobilier serait encore 35% plus cher que ce qu’il était au deuxième trimestre de 2019. 

Conclusion: pas de changement pour la vaste majorité des propriétaires; les prix avaient simplement grimpé trop rapidement en très peu de temps.

Qui est donc réellement à risque?

Ceux qui ont acheté au sommet de la hausse au printemps dernier?

Certes, mais tant que ces nouveaux propriétaires sont en mesure de rembourser leur hypothèque, la situation ne pose pas réellement problème. Reste que, ayant acheté à un prix élevé, ils ne seront pas particulièrement contents de la situation. 

Dans tous les cas, pour ceux qui ont pris un taux fixe avantageux, pas de soucis. Simplement revoir leurs situations respectives et l’état des taux dans 4 ou 5 ans.

Pour ceux qui ont plutôt opté pour une hypothèque variable, ce n’est pas le refroidissement du marché qui pose pour eux le risque le plus sérieux, mais bien la hausse accélérée des taux d’intérêt, qui elle, affecte directement leurs charges mensuelles.

Autre cas de figure: ceux qui ont récemment acheté mais doivent, pour quelconque raison, rapidement se départir de leur propriété. Pour eux, d’éventuelles pertes financières pourraient être à prévoir.

Premiers acheteurs, que faire?

L’accès au marché immobilier demeure peu attrayant avec la hausse des taux d’intérêt; les prix devront descendre pour compenser les coûts plus élevés de financement. Une fois rendu au creux de la courbe, les premiers acheteurs pourront espérer un marché un peu plus abordable.

En attendant, s’il y a une leçon à tirer du contexte économique actuel, c’est que tout type de transaction immobilière se prépare dans le temps. Appelez votre courtier et posez vos questions. Son mandat premier est de vous conseiller, et vous aider à élaborer un plan d’action, pour mener au mieux votre projet immobilier, selon vos besoins spécifiques.
La situation économique actuelle ne devrait pas être synonyme d’anxiété; notre équipe d’experts demeure disponible pour tous vos besoins en immobilier.

Références:

Quels seront les impacts d’une baisse du prix de l’immobilier, Daniel Germain, Le Journal de Montréal

Correction attendue sur le marché immobilier, La rédaction, Conseiller

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